Saïda



D'un simple passe-temps au début, le baladi s'est avéré être une vraie passion pour Saïda. En 1998, elle s'inscrit à un cours organisé par la ville de Québec dans le but de combler un rêve de jeunesse. Dès les premiers cours, elle eu vite la piqûre et s'est perfectionnée en prenant des cours privés. Un an plus tard, elle présente, en solo, une chorégraphie montée par son enseignante, Lynda Cloutier, lors d'un spectacle de la troupe Québec-DanseOrient.

Afin d'approfondir ses connaissances relatives aux différents styles du baladi, Saïda arriva à Montréal. La directrice de la troupe Québec-Danse-Orient l'a dirigé vers l'école de danse de Maryse Veilleux, Danse Orientale Hatschepsout-Maâtkarê Enr. Cette arrivée à Montréal lui permis de côtoyer des professionnels de la musique et de la danse du Moyen-Orient.

 
  Magdy El-Leisy (danseur et chorégraphe égyptien), Noor (star marocaine) Saad Abd Al Hay Al Ayouty, dit El Sayed ( tourneur derviche égyptien) et Horacio et Beta Cifuentes.

Saïda a participé à plusieurs spectacles de différentes envergures. Elle a dansé à quelques reprises sur la musique de Mysterious Ways de U2 lors des spectacles du groupe Joshua pour les événements de la F 1 et de la formule Indy sur la rue Crescent. Elle a également dansé avec diverses troupes de baladi dont celle qu'elle a co-fondée, la troupe Mirage-Oasis. De plus, elle a organisé un spectacle présentant plus d'une dizaine de chorégraphies créées par les membres de Mirage-Oasis.  

De nature généreuse, elle aime partager son savoir. Son enseignement est reconnu par l'analyse corporelle détaillée des mouvements afin de bien les maîtriser et les exécuter dans les temps imposés par la musique. Elle accorde également une grande importance à l'acceptation de sa féminité, de son physique et l'expression de son être profond. Sa formation en relation d'aide lui permet de personnaliser l'enseignement pour chaque femme tout en maintenant un esprit d'équipe au sein de ses groupes.

Désirant constamment améliorer ses connaissances et ses talents de danseuse, elle a brièvement exploré la danse tunisienne, marocaine et berbère. Mais le style égyptien demeure de loin son préféré. Après presque 8 ans d'exploration, elle constate qu'elle en sait bien peu sur les rythmes orientaux et sait encore moins comment bien les reconnaître dans une musique. C'est alors qu'elle décide de vraiment approfondir cette portion du baladi et rencontre Momo. Elle apprend alors à jouer de la derbouka et jouer les rythmes avec les sagates. Cette petite excursion du côté des percussions lui permis de vraiment jouer avec les rythmes et de ne faire qu'un avec la musique.